Projection de  » 20 000 Days on Earth » (avant-première) – Le 9 décembre 2014 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

dans le cadre du cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

 

20 000 DAYS ON EARTH
Réal. : Iain Forsyt et Jane Pollard (GB, 95’, 2013, VOSTF)

En avant-première de la sortie en salles (via Carlotta) le 24 décembre

Merci à Ines Delvaux

Synopsis : Fiction et réalité se mêlent dans 24 heures de la vie de Nick Cave, lors de son 20 000ème jour sur Terre, avec des échos au One+One de Godard et des apparitions de personnages qui ont marqué la vie du musicien, tels Kylie Minogue ou son vieux compère Warren Ellis. Tour à tour léger et subtil, grave et méditatif, de scènes de répétitions et de concerts avec les Bad Seeds à des entretiens avec son psychanaliste ou des moments d’intimité familiale, le film va bien au-delà de Nick Cave (acteur et co-auteur du projet) et touche avec grâce au mystère universel de la création artistique.

Biographie : Nés dans les années 1970 en Angleterre, Iain Forsyth et Jane Pollard se rencontrent à l’université de Goldsmiths. Ils se sont vite imposés comme les pionniers de la reconstitution d’événements culturels dans le domaine des arts visuels. Ils travaillent sur les déclinaisons du concert live à travers le son, les vidéos, les installations, les performances, les lectures publiques. Dès 2009 ils travaillent avec Nick Cave et réalisent le livre audio de son roman La mort de Buny Munro.

Travaux (sélection) : Do you love me like I love you (2011, vidéos), Radio Mania an abandoned work (2009, installation en 3D), La mort de Buny Monro (2009, livre-audio du roman de Nick Cave), Fucked up lover (2001, vidéo), A Rock’n’roll suicide (1998, performance de 8 heures autour de David Bowie)

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

Le mardi 9 décembre 2014 à 19h30

La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

Projection de « Mistaken for Strangers » – Le 23 septembre 2014 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

dans le cadre du cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

 

 

MISTAKEN FOR STRANGERS (Première française)

Réal. : Tom Berninger (EU, 2013, 75’, VOSTF)

En 2010, le groupe de rock The National est sur le point de s’embarquer pour la plus grande tournée de sa carrière. Après 10 années d’existence et cinq albums acclamés, ils accèdent enfin à une plus grande reconnaissance. Le leader du groupe, Matt Berninger, invite son petit frère Tom à rejoindre l’équipe de cette tournée très importante comme roadie. Tom est un réalisateur de films d’horreur lo-fi – il a 9 ans de moins que Matt et écoute exclusivement du heavy metal – et décide d’apporter sa caméra afin de tourner un documentaire sur le groupe de son frère, sans avoir la moindre idée de comment s’y prendre. Muni de sa caméra de poche, il mène des interviews sans vraiment de méthode, à l’arrachée, les entretiens prenant parfois une tournure bizarre. Il boit, se plaint, délaisse son boulot de roadie pour réfléchir à ses ambitions cinématographiques. A l’image du documentaire, les interviews aboutissent toujours à questionner la relation entre les deux frères. Le film « rock » se transforme peu à peu en étude improvisée et parfois très intime d’une fratrie. Une histoire à la fois familiale, musicale, parfois absurde et hilarante, qui livre en creux une réflexion pas si légère qu’il y paraît sur le montage et la manière de restituer le réel.

“The funniest, most meta music movie since Spinal Tap” (Pitchfork)

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mardi 23 septembre 2014 à 19h30

La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

Projection de « A Band Called Death” – Le 26 mars 2014 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

dans le cadre du cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

 

A BAND CALLED DEATH

Réal. : Mark Corvino et Jeff Howlett (EU, 93’, 2012, VOSTA)

Avant même que le punk n’existe, au début des années 70, trois frères, ados, créent un groupe dans leur chambre. Ils le nomment Death. A Band Called Death raconte l’histoire de ces trois musiciens Noirs , les enfants d’un prédicateur baptiste et de sa femme dans le Detroit des années 50. Durant leur adolescence, les trois frères (parmi les cinq que compte la famille) se concentrent sur un son rock / funk luxuriant et riche , avant de se métamorphoser en groupe punk : Death. Influencé par la musique d’Alice Cooper et des Who, précurseur des embardées bruitistes qui ébranleront la planète rock quelques années plus tard, le groupe est fortement mené par David Hackney. Le grand frère guitariste aux idées et aux décisions visionnaires. Le film de Mark Christopher Covino et Jeff Howlett, solide et aux belles archives, suit les tentatives malheureuses des trois frères lorsqu’ils tentent de trouver un contrat avec un label ou de convaincre les radios de diffuser leur musique. Des échecs largement causés par le refus catégorique de David de changer le nom Death. Il a ses raisons. Les trois frangins enregistrent en 1976 un single, “Politicians in my eyes”, avant de tomber dans l’oubli. L’histoire du rock s’écrit sans eux.

Saut dans le temps et dans l’espace : on retrouve les musiciens quarante ans plus tard dans le Vermont avec leurs familles, en pleine réflexion sur l’échec de la vision de David , et fort occupés à leur carrière post-Death avec leur nouveau groupe The 4th Movement (versé dans le gospel / rock ) . David retourne bientôt à Detroit, quittant Dannis et Bobby pour former un groupe de reggae appelé Lambsbread. Le film montre aussi les liens intenses qui unissent les trois frères et dévoile avec pudeur un peu de leur intimité, dont le combat de David Hackney face à l’alcoolisme, sa mort en 2000 d’un cancer des poumons. On suit surtout la redécouverte de Death grâce à des collectionneurs de disques, qui conduira à la réédition par le label Drag City de l’album « For The Whole Word To See » ainsi que leur reformation (avec un nouveau guitariste). L’histoire ne fait que commencer, selon les mêmes ressorts que le documentaire consacré à l’autre héros oublié de Detroit, Sixto Rodriguez, Searching for Sugar Man (à la différence que A Band Called Death livre les faits, rien que les faits, sans réécrire l’histoire !).

Lire l’excellent article paru dans Tsugi : http://www.tsugi.fr/magazines/2014/01/31/death-trompe-mort-3556

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

Mercredi 26 mars 2014 – 19h30

Auditorium de la Gaîté lyrique

3 bis rue Papin – 75003 Paris

Tarifs : 0 / 3 / 5 euros 

Projection de « A Spell to Ward off the Darkness » – Le 7 mars 2014 – Gaîté lyrique

La Gaîté lyrique présente le cycle “Happiness is a Warm Gun”

proposé et programmé par Benoît Hické

Ce cycle de projections volontiers prospectif prolonge l’exposition « The Happy Show » en interrogeant le sens de la communauté : ensemble, est-ce vraiment mieux ? Comment agir ? Qu’est-ce que l’amour ? Peut-on rire de tout ? Images mouvementées, invités animés, sourires et hypothèses, «  Happiness is a Warm Gun », ce sera trois soirées de projections (documentaires politiques, fictions inédites et films d’artistes) en présence des réalisateurs.

A SPELL TO WARD OFF THE DARKNESS

Réal. : Ben Rivers et Ben Russell (Estonie / France, 2013, 98’, VOSTF)

Prod. : Rouge International
Sélectionné aux festivals de Locarno 2013, TIFF 2013, CPH:DOX 2013
En présence des réalisateurs 

De la remise au goût du jour des mythes païens à l’échec de la vie en communauté, des festivals de heavy metal aux ermites de l’Arctique, de l’éternelle «magic hour» aux aurores boréales, A Spell to Ward off the Darkness est une quête des possibilités d’existence spirituelle au sein d’une culture occidentale toujours plus séculaire. Ethnographie participative au meilleur sens du terme, A Spell to Ward off the Darkness chorégraphie les actions de non-acteurs au milieu de paysages scandinaves réels cherchant ainsi à obtenir un témoignage hybride du passé, du présent et du futur. C’est une archive d’expérience proposant la croyance en la transcendance comme issue viable au fait de vivre dans ce présent.
Entièrement tourné au crépuscule et en Super-16, cette œuvre est née de la collaboration entre deux jeunes artistes de cinéma largement primés : Ben Rivers (Royaume Uni) et Ben Russell (Etats-Unis).
Grâce à cette combinaison de sensibilités artistiques puisant dans le cinéma d’auteur et les films d’horreur côté Rivers et dans l’art conceptuel et l’éthno-fiction à la Rouch côté Russell, ce film en trois parties représente la prochaine étape logique pour les deux Ben. De fait, leurs intérêts convergent depuis un certain temps et c’est avec A Spell que leur deux approches distinctes du cinéma visionnaire se rejoignent enfin. 

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
La Gaîté lyrique – Auditorium
Vendredi 7 mars 2014 à 19h30
3 bis rue Papin 75003 Paris 
Tarifs : gratuit / 3 euros / 5 euros