Projection de « Yangon Calling – Punk in Myanmar » – Le 12 février 2014 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

dans le cadre du cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

 

YANGON CALLING – PUNK IN MYANMAR (première française)
Réal. : Alexander Dluzak et Carsten Pieflke (Allemagne, 2012, 60’, VOSTA)

 
“Le punk en Birmanie ».  L’expression est une provocation en soi. Ici, dans l’ancienne dictature militaire, la plus rebelle des cultures « underground » se dresse contre le régime le plus autoritaire au monde. Pour les jeunes Birmans, le punk est un moyen de se rebeller contre un gouvernement qu’ils haïssent. Dans leurs morceaux, ils critiquent les conditions de vie consternantes de leur pays, en appelant avec rage et ironie à la liberté et aux droits de l’Homme. Dans les années 90, les marins ont apporté les premières cassettes de punk dans ce pays isolé. Depuis, une scène s’est développée à Yangon, la capitale de la Birmanie, suivie par des centaines de fans. Le documentaire Yangon Calling s’intéresse aux principaux personnages de cette scène. Six semaines durant, les réalisateurs ont filmé Yangon sans autorisation, en utilisant des petites caméras. Ils ont accompagné les punks chez eux et ont rencontré leurs amis et leurs familles. Du tailleur au studio de tatouage, des locaux de répétition aux concerts illégaux, ils ont suivi cette tribu marginale dans sa vie quotidienne, en dialoguant avec certains punks qui ont été envoyés en prison pendant la dictature militaire – et qui luttent aujourd’hui contre la frustration en prenant de l’héroïne. Ce film fait le portrait d’un Etat autoritaire, entre tragédie personnelle et lutte pour la liberté. Dans ce pays, le punk incarne toujours, et plus qu’ailleurs, une vraie rebellion.  
Précédé de
À L’EST DE L’ENFER
Réal. : Matthieu Canaguier
(France, 2013, 45’) 
En présence du réalisateur

Surabaya, Indonésie, labyrinthe de fer et de béton. Au coeur du chaos urbain, toute une jeune génération se rassemble et réinvente le Black Metal, mêlant les codes occidentaux aux croyances magiques. À travers le parcours de trois membres de cette scène, nous découvrons une musique vivante, cathartique, à la fois blasphématoire et sacrée.

 
INFORMATIONS PRATIQUES :
La Gaîté lyrique – Auditorium
Mercredi 12 février 2014 à 19h30
3 bis rue Papin 75003 Paris 
Tarifs : gratuit / 3 euros / 5 euros

Projection de « East Punk Memories » – Le 22 mai 2013 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente
Dans le cadre du cycle Musiquepointdoc
Proposé et programmé par Benoît Hické
image
 
 
 
 
EAST PUNK MEMORIES
Réal. : Lucile Chaufour (France, 2012, 79’)
 
En présence de Florence Tamagne, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Lille-III Charles-de-Gaulle (IRHIS) et chercheuse en histoire sociale du rock

Auditorium – 19h30

Tarifs : 5€ / 3€ (gratuit pour les adhérents)
 
A la fin des années 80, Lucile Chaufour filmait une bande de punks à Budapest. Par leurs tenues provocatrices et à travers leurs chansons, ils exprimaient leur colère contre le régime tout en subissant de plein fouet la répression et les intimidations policière. Ils attendaient tous avec espoir le changement du système. La réalisatrice se souvient de ce qu’elle a découvert en posant le pied sur le sol hongrois dans les années 1980, pour la première partie de son documentaire. Elle décrit un pays attardé et appauvri, conséquence de la politique de l’époque : “Il y avait beaucoup de tramways et de bus dans les rues, peu de voitures, aucune publicité. Les magasins d’état alignaient des boîtes de conserves aux étiquettes ternes, de la pâte de fromage entourée de plastique et de gros pains à la mie épaisse. Dans la rue, les vêtements des passants semblaient dater des années soixante-dix. Les boulevards avaient des noms de combattants ou de poètes communistes, des soldats russes défilaient sur la place Moskva et une étoile rouge surplombait le parlement”, se remémore-t-elle.
Après avoir rencontré douze punks et participé à des concerts clandestins avec eux dans le Budapest de la fin des années 1980, partageant ainsi une page de leur vie, la cinéaste est revenue sur les lieux de son enquête 20 ans plus tard pour retrouver ceux qui avaient témoigné à l’époque. Après la chute du communisme, le mouvement s’est alors divisé : “ils avaient tous désiré la chute de l’ancien système mais leurs attentes politiques se sont avérées très contradictoires”, explique-t-elle. C’est cette soudaine dissonance qui a suscité l’intérêt de Lucile Chaufour, qui cherche, à travers ces témoignages, à montrer les mutations profondes qu’a subi la société hongroise avec l’arrivée du capitalisme, ainsi que le mélange de nostalgie et de détestation dont témoignent les Hongrois à l’égard du communisme.

Entre le démantèlement des acquis du socialisme engagé par la gauche libérale et le repli nationaliste d’une droite qui se dit “sociale”, la démarcation traditionnelle entre la droite et la gauche a laissé place à une confusion idéologique à laquelle nous devons désormais aussi faire face.Un documentaire étonnant, générationnel, brut et politique (sélectionné notamment au festival Cinéma du réel 2012, et qui sortira prochainement en salles).

 

Projection de « Monks – The Transatlantic Feedback » – Le 21 novembre 2012 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

Le cycle Musiquepointdoc

Proposé et programmé par Benoît Hické

 

 

En présence du réalisateur Yves-Marie Mahé et de Emmanuel Boussuge, animateur de la revue Recoins qui consacre dans son nouveau numéro un long article à l’histoire des Monks.

 

ALIÉNATION ET HIÉRARCHIE (OU L’ANTI DUTRONC)

Réal. : Yves-Marie Mahé (France – 2012 – 22′)

En 1966, les frais de la guerre du Vietnam amènent des suppressions de postes dans les universités américaines. Le Français Joël Sternheimer voit son poste d’assistant à Princeton supprimé. Voyant le chanteur Antoine devenir un phénomène en France, son diplôme d’ingénieur le mettant à part du monde classique de la pop, le docteur en physique théorique (il a alors 23 ans) décide de faire à son tour un disque.
Revenu en France, il passe avec succès une audition chez Disc’AZ et enregistre en quelques jours en 1967, sous le pseudonyme d’Évariste (en référence à Évariste Galois), un disque qui connaît un vif succès : « Connais-tu l’animal qui inventa le calcul intégral ? ». Le disque est très critique envers Antoine et Jacques Dutronc (cité régulièrement dans ses chansons jusqu’en 1974). Cette escapade se voulait au départ sans lendemain. Mai 68 pousse le chanteur à reprendre la guitare pour enregistrer, en autogestion cette fois un disque aux accents plus clairement politiques.

 

Suivi de : 

MONKS – THE TRANSATLANTIC FEEDBACK

Réal. : Dietmar Post et Lucia Palacios (Allemagne – 2006 – 100′ – VOSTFR)
Prod. : Play Loud !

« Les Monks étaient 5 GI’s perdus en Allemagne durant la Guerre Froide. Peu passionnés par la routine militaire, ils comprirent vite qu’il était possible, au sein même de l’armée américaine, d’animer fructueusement leurs journées en faisant de la musique. Rock’n’roll, rhythm’n’blues, instrumentaux à guitare, ils étaient capables de donner au public ce qu’il voulait. Or, plus que nulle part ailleurs, le public allemand était insatiable en fait de musique anglo-saxonne. Et cet appétit décupla encore quand la vague beat déferla, au début des années 60. Le groupe ajouta alors sans problème ce nouvel ingrédient à sa mixture. Libérés de leur service, les cinq soldats restèrent dans cet éden de la musique pop où s’étaient aguerris avant eux d’étranges scarabées à frange. En 1965, les Torquays, c’était leur premier nom, se muèrent en Monks sous l’influence de managers locaux tout frais sortis des meilleures écoles d’art allemandes. De la rencontre des musiciens américains et des créateurs avant-gardistes allemands naquit un des plus incroyables condensés d’énergie (brute) jamais recensés dans l’histoire du rock.
Avec leur aube noire, leur tonsure et leur sourire ravageur, les Monks inventaient en 1965 un son inédit annonçant pêle-mêle le hard-rock, le punk, le krautrock ou la techno. Minimalisme musical et théorique radical, attitude de défi difficile à cerner, chansons d’amour pleine de rage (et vice-versa), brûlots anti-guerre du Viêt Nam, les Monks détonnaient dans le paysage des swinging 60’s et n’eurent pas immédiatement l’écho auquel ils auraient pu prétendre. Ce n’est qu’à la fin des années 90, longtemps après leur séparation, qu’ils découvrirent, avec grande surprise, qu’ils n’avaient cessé d’influencer les aventures musicales les plus étranges. Faust, Suicide, The Fall, les White Stripes, Throbbing Gristle, John Spencer Blues Explosion, les Beastie Boys, Yo LaTengo, pour ne citer que quelques noms, autant de musiciens qui clamaient avoir été marqués à vie par les Monks. La réhabilitation était en marche. Une reformation du groupe dont les membres s’étaient perdu de vue s’organisa, un album hommage suivit, puis le film de Dietmar Post et Lucia Palacios, Monks -The Transatlantic Feedback, sorti en 2006, un des plus beaux documentaires (et des plus intelligents !) consacrés à des musiciens des 60’s ». (Emmanuel Boussuge)

 

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

Le mercredi 21 novembre 2012 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

Projection de « Taqwacore : The Birth of Punk Islam » – Le 18 juillet 2012 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

Le cycle Musiquepointdoc

Proposé et programmé par Benoît Hické

 

 

TAQWACORE : THE BIRTH OF PUNK ISLAM

Réal. : Omar Majeed (Canada –  2009 – 80′ – VOSTF)

Prod : Eyesteel Film

Basé sur le livre de Michael Muhammad Knight

En présence de Kim Badawi, photographe

Ces groupes s’appellent The Kominas, The Secret Trial Five ou Al-Thawra et se sont créés une petite notoriété depuis quelques années. Leurs signes distinctifs ? Ils prient Allah (avec plus ou moins de conviction) tout en vénérant Black Flag. Ils viennent des quartiers pauvres des grandes villes américaines et revendiquent le droit de pratiquer leur foi comme ils l’entendent. On les a réunis sous le terme générique de Taqwacore ( “hardcore” et “taqwa”, la piété en arabe), allusion au roman de l’écrivain américain Michael Muhammad Knight (The Taqwacores, Hachette). Publiée au début des années 2000, cette histoire d’une bande de jeunes musulmans de Buffalo se découvrant une nouvelle raison de vivre grâce à la musique punk a été le manifeste de nombreux jeunes en quête d’identité.

Aucun précepte ici, mais plutôt une volonté commune d’un islam arraché au traditionalisme et à l’idéologie et dont le punk allait être à la fois le révélateur et l’expression. Fondé par quatre musiciens de Boston, The Kominas reste le premier grand groupe de Taqwacore grâce à quelques hymnes : Rumi Was a Homo ou Sharia Law in the USA, une variation des Sex Pistols (“I am an islamist, I am the antichrist”) nourrie de mélodies orientales. Ce documentaire est un journal de tournée, où l’on retrouve The Kominas sur la route, accompagnés par  Michael Muhammad Knight, des petites salles américaines jusqu’au Pakistan. Choc des cultures et basculement existentiel.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mercredi 18 juillet 2012 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

Projection de « Punk in Africa / Keith Jones & Deon Maas » – Le 16 mai 2012 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

le cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

 

PUNK IN AFRICA

Réal. : Keith Jones & Deon Maas (Afrique du Sud – 2011 – 81′)

 

Trois cordes, trois pays, une révolution ! Punk In Africa raconte avec intensité l’histoire du mouvement punk – et multiracial – des trois principaux pays de la Corne Sud de l’Afrique : le Mozambique, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, et les bouleversements politiques et sociaux qui les ont traversés.

Dans ces communautés du Sud de l’Afrique, la sous-culture punk représenta une impulsion politique radicale, avec comme toile de fond une intense lutte politique et une profonde détresse économique qui alla jusqu’à la guerre civile. Punk In Africa retrace cette histoire méconnue, de ses racines à la scène rock underground de Johannesbourg du début des années 70, des premiers groupes punk multiraciaux qui se formèrent sur les brisées des émeutes de Soweto (en juin 1976) aux groupes hardcore et punk des militants anti-apartheid des années 80, jusqu’à la scène Ska de Cape Town et Maputo des années 90 et leur souffle démocratique. Aujourd’hui, une génération émergente de groupes reprend le flambeau de cet héritage et se confronte aux défis politiques du Zimbabwe contemporain et aux questionnements identitaires de la minorité Afrikaaner d’Afrique du Sud.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mercredi 16 mai 2012 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif