Projection de « Holy Field, Holy War » – Le 18 janvier 2014 – Muséum national d’Histoire naturelle

Le Muséum national d’Histoire naturelle présente

 

image

 

HOLY FIELD, HOLY WAR

Réal. : Lech Kowalski (France/Pologne, 2012, 105’)

Partout dans le monde, les petits agriculteurs sont menacés. Si l’invasion des exploitations familiales par des multinationales de l’agro-business se fait loin des caméras et des médias, pour le petit exploitant elle est bien réelle… En Pologne, un pays où plus de 60% de la surface est occupée par l’agriculture, les paysans se demandent saison après saison comment ils vont survivre, surtout quand de nouveaux acteurs économiques entrent dans la bataille pour s’accaparer les terres. Regarder “Holy Field Holy War”, c’est un peu comme regarder un champ : au début on ne voit pas les changements subtils qui s’amorcent, jusqu’à ce que survienne quelque chose qui rend tout terriblement évident.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Le samedi 18 janvier 2014 à 15h30

Auditorium de la Grande Galerie de l’Evolution

36 rue Geoffroy St Hilaire – 75005 Paris 

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Projection de « Babylon » – Le 17 juillet 2013 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

dans le cadre croisé du cycle Musiquepointdoc et de Say Watt ?, la grande séquence de l’été consacrée aux sound-systems (jusqu’au 25 août prochain)

 

BABYLON

Réal. : Franco Rosso
Scénario : Martin Stellman
Grande-Bretagne, 1981, 95’ (version originale sous-titrée en français)

Campé par le chanteur du groupe Aswad Brinsley Forde, le jeune rasta Blue est perdu dans une société anglaise qui ne le comprend pas, pas plus qu’elle n’a réussi à assimiler sa vague d’immigration jamaïcaine depuis la décolonisation de l’île, en 1962.
Chômage, policiers racistes, voisins et patrons xénophobes. Une oppression permanente que Blue évacue au micro de son sound-system, une gigantesque sono faite maison, avec le rêve secret de devenir le “sound” le plus couru de Londres. Mais sur sa route se dresse un obstacle de taille : le King de cette scène, le redouté Jah Shaka (dans son propre rôle)… Scénarisé par Martin Stellman (Quadrophenia, 1979), Babylon conte la saga du petit mécano mélomane, louvoyant dans une Angleterre vendue à “Yard” comme un mirage aux rues pavées d’or. Fiction documentaire et sociale, pendant jamaïcano-centriste du This Is England de Shane Meadows (2006) qui évoquait les racines du mouvement Skinhead, ce film est un témoignage unique sur la scène des sound-system reggae de l’Angleterre thatchérienne. Il appuie la fonction sociale, politique, de ces gigantesques murs d’enceintes devant lesquels on vient danser pour oublier les tribulations d’un pays en proie à un racisme latent.

En présence de Sébastien Carayol, journaliste et commissaire de l’exposition Say Watt ? Le culte du sound system.

Informations pratiques :
Mercredi 17 juillet 2013 à 19h30

Auditorium de la Gaîté Lyrique

3 bis rue Papin – 75003 Paris

Tarifs ; gratuit / 3 euros / 5 euros

Projection de « Tropicalia » – Le 19 décembre 2012 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

le cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

TROPICÁLIA

Réal. : Marcelo Machado (Brésil, 2012, 87′)
Prod. : Bossa Nova Films
Langue: VOST Anglais

 

Le tropicalisme fut la révolution musicale et culturelle du Brésil de la fin des années 60. Une période charnière pour ce pays alors en proie à une politique de repli, tandis que sa jeunesse ne rêvait qu’à une seule chose : exploser les frontières et explorer le monde. Ce documentaire nous replonge dans trois années d’effervescence, par le biais d’archives inédites et de témoignages des principaux protagonistes du mouvement (dont Caetano Veloso et Gilberto Gil).

Le tropicalisme (ou « tropicalia ») est le nom donné au mouvement de contre-culture brésilien, apparu en 1967, lors du 3ème Festival de musique populaire brésilienne de Saõ Paulo. Caetano Veloso y chanta « Alegria Alegria » et Gilberto Gil, « Dimanche au parc », deux chansons dont le ton et la liberté contaminèrent très rapidement la jeune scène locale, musiciens, cinéastes, plasticiens, écrivains. Opposés au discours politique de l’intelligentsia de gauche et à l’académisme officiel en vigueur, poètes et paroliers se voulaient les héritiers de la poésie concrète tout en se réclamant du primitivisme « anthropologique » d’Oswald de Andrade. Ils prônaient le fragmentaire, l’allégorique, le quotidien, le corps, l’érotisme, l’humour et la fête en revendiquant le droit à la marginalité.

1968 est l’année clé d’un mouvement qui ne durera pas : la « révolution musicale brésilienne » des tropicalistes connaît une rupture rapide, avec l’emprisonnement et l’exil temporaire de ses deux figures principales : Caetano Veloso et Gilberto Gil. Le tropicalisme apparaît donc comme complètement ancré dans son époque – la fin des années 60 et ses bouillonnements politiques et culturels – et aussi comme le terreau d’un bouleversement de la musique populaire brésilienne, qui contamina également le cinéma (Glauber Raucha en tête) et les autres arts. Fruit d’un important travail de recherche, ce beau documentaire de Marcelo Machado retrace l’histoire de ce mouvement. Caetano Veloso, Gilberto Gil, Tom Zé, entre autres, reviennent sur leurs expériences et leurs combats, en contrepoint d’un montage d’archives qui fait revivre avec intensité toute l’inventivité et la portée éminemment politique du tropicalisme.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

Le mercredi 19 décembre 2012 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

 

Projection de « Parallax Sounds » – Le 26 septembre 2012 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

Le cycle Musiquepointdoc

Proposé et programmé par Benoît Hické

 

 

PARALLAX SOUNDS

Réal. : Augusto Contento (2012, 94’, VOSTFR)
Prod. : Cineparallax

En présence de Giancarlo Grande, producteur

Parallax Sounds, réalisé par Augusto Contento (Strade d’Acqua, 2009) explore Chicago et plus précisément la connection très intime qui existe entre sa bouillonnante scène musicale et son architecture, ses paysages urbains à la fois vertigineux et marqués par la présence du lac Michigan.

En entrelaçant avec maestria des séquences d’interviews et de merveilleux plans de la ville, redécoupée – voire redéployée – pour l’occasion dans toute sa grâce, ce documentaire interroge l’intéraction nécessairement en jeu entre un artiste et son biotope, une relation qui innerve l’oeuvre de bon nombre des musiciens de la troisième plus grande métropole américaine : Steve Albini (guitariste de Shellac et célèbre producteur de PJ Harvey, Pixies, Nirvana, Electrelane), David Grubbs (Gastr del Sol), Damon Locks (The Eternals), Ian Williams (Don Caballero, Battles) ou le saxophoniste Ken Vandermark dévoilent parfois avec pudeur, toujours avec émotion, le lien si particulier qui les unit à Chicago, cité de l’industrie et de la modernité, de Frank Lloyd Wright et d’Al Capone, de la House Music et du hardcore, autant de facettes d’une même réalité. Une créativité non démentie aujourd’hui, qui fait le lien entre les énergies underground d’hier et le maelström esthétique de demain.

Ce documentaire tout à la fois musical, politique, musical et surtout nécessaire (projeté en avant-première française !) fait la part belle aux sensations et aux respirations, sans perdre de vue l’essentiel : la poésie du béton.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mercredi 26 septembre 2012 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

 

 

Projection de « Punk in Africa / Keith Jones & Deon Maas » – Le 16 mai 2012 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

le cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

 

PUNK IN AFRICA

Réal. : Keith Jones & Deon Maas (Afrique du Sud – 2011 – 81′)

 

Trois cordes, trois pays, une révolution ! Punk In Africa raconte avec intensité l’histoire du mouvement punk – et multiracial – des trois principaux pays de la Corne Sud de l’Afrique : le Mozambique, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, et les bouleversements politiques et sociaux qui les ont traversés.

Dans ces communautés du Sud de l’Afrique, la sous-culture punk représenta une impulsion politique radicale, avec comme toile de fond une intense lutte politique et une profonde détresse économique qui alla jusqu’à la guerre civile. Punk In Africa retrace cette histoire méconnue, de ses racines à la scène rock underground de Johannesbourg du début des années 70, des premiers groupes punk multiraciaux qui se formèrent sur les brisées des émeutes de Soweto (en juin 1976) aux groupes hardcore et punk des militants anti-apartheid des années 80, jusqu’à la scène Ska de Cape Town et Maputo des années 90 et leur souffle démocratique. Aujourd’hui, une génération émergente de groupes reprend le flambeau de cet héritage et se confronte aux défis politiques du Zimbabwe contemporain et aux questionnements identitaires de la minorité Afrikaaner d’Afrique du Sud.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mercredi 16 mai 2012 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif