Projection de “L’Homme-Fumée – Une aventure démocratique” – Le 23 avril 2014 – Musée de la Chasse et de la Nature

Le Musée de la Chasse et de la Nature présente

dans le cadre du cycle proposé et programmé par Charlène Dinhut et Benoît Hické

 

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L’HOMME-FUMÉE – Une aventure démocratique

Réal. : Vincent Gérard et Cédric Laty (France, 2013, 96’)

En présence des réalisateurs

Un étrange ethnologue débarque dans le village viticole de Pernand-vergelesses (Bourgogne) pour y mener une étude sur sa communauté. Doux et impertinent, Tom Joad sillonne le village sans relâche, à la rencontre de tous ses habitants. Il s’attarde autant sur les questions des traditions viticoles, du fonctionnement du village, de l’équilibre fragile et des enjeux futurs, que sur l’imaginaire, personnel et collectif, des villageois. Par son action, cet étranger, au nom emprunté au personnage de Steinbeck qui refuse la fatalité, va chercher à reconstruire une place publique aujourd’hui défaillante. Ce film est le récit de son aventure. 
 

Prix du public au festival international du film de La Roche-sur-Yon en 2013.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

Le mercredi 23 avril 2014 – 19h30
Auditorium du Musée de la Chasse et de la Nature
62 rue des Archives – 75003 Paris
ATTENTION : Tarif unique de 6 euros

Placement libre dans la limite des places disponibles.
La séance est suivie d’un verre amical offert par le musée.
Le billet permet de visiter le musée gratuitement pendant un mois à compter de sa date d’émission.

Réservation conseillée : 01 53 01 92 40 ou conf-expo@chassenature.org
Règlement sur place le jour de la séance

Un cycle proposé et programmé par Charlène Dinhut et Benoît Hické

Projection de « Holy Field, Holy War » – Le 18 janvier 2014 – Muséum national d’Histoire naturelle

Le Muséum national d’Histoire naturelle présente

 

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HOLY FIELD, HOLY WAR

Réal. : Lech Kowalski (France/Pologne, 2012, 105’)

Partout dans le monde, les petits agriculteurs sont menacés. Si l’invasion des exploitations familiales par des multinationales de l’agro-business se fait loin des caméras et des médias, pour le petit exploitant elle est bien réelle… En Pologne, un pays où plus de 60% de la surface est occupée par l’agriculture, les paysans se demandent saison après saison comment ils vont survivre, surtout quand de nouveaux acteurs économiques entrent dans la bataille pour s’accaparer les terres. Regarder “Holy Field Holy War”, c’est un peu comme regarder un champ : au début on ne voit pas les changements subtils qui s’amorcent, jusqu’à ce que survienne quelque chose qui rend tout terriblement évident.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Le samedi 18 janvier 2014 à 15h30

Auditorium de la Grande Galerie de l’Evolution

36 rue Geoffroy St Hilaire – 75005 Paris 

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Projection de « Babylon » – Le 17 juillet 2013 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

dans le cadre croisé du cycle Musiquepointdoc et de Say Watt ?, la grande séquence de l’été consacrée aux sound-systems (jusqu’au 25 août prochain)

 

BABYLON

Réal. : Franco Rosso
Scénario : Martin Stellman
Grande-Bretagne, 1981, 95’ (version originale sous-titrée en français)

Campé par le chanteur du groupe Aswad Brinsley Forde, le jeune rasta Blue est perdu dans une société anglaise qui ne le comprend pas, pas plus qu’elle n’a réussi à assimiler sa vague d’immigration jamaïcaine depuis la décolonisation de l’île, en 1962.
Chômage, policiers racistes, voisins et patrons xénophobes. Une oppression permanente que Blue évacue au micro de son sound-system, une gigantesque sono faite maison, avec le rêve secret de devenir le “sound” le plus couru de Londres. Mais sur sa route se dresse un obstacle de taille : le King de cette scène, le redouté Jah Shaka (dans son propre rôle)… Scénarisé par Martin Stellman (Quadrophenia, 1979), Babylon conte la saga du petit mécano mélomane, louvoyant dans une Angleterre vendue à “Yard” comme un mirage aux rues pavées d’or. Fiction documentaire et sociale, pendant jamaïcano-centriste du This Is England de Shane Meadows (2006) qui évoquait les racines du mouvement Skinhead, ce film est un témoignage unique sur la scène des sound-system reggae de l’Angleterre thatchérienne. Il appuie la fonction sociale, politique, de ces gigantesques murs d’enceintes devant lesquels on vient danser pour oublier les tribulations d’un pays en proie à un racisme latent.

En présence de Sébastien Carayol, journaliste et commissaire de l’exposition Say Watt ? Le culte du sound system.

Informations pratiques :
Mercredi 17 juillet 2013 à 19h30

Auditorium de la Gaîté Lyrique

3 bis rue Papin – 75003 Paris

Tarifs ; gratuit / 3 euros / 5 euros

Projection de « Tropicalia » – Le 19 décembre 2012 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

le cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

TROPICÁLIA

Réal. : Marcelo Machado (Brésil, 2012, 87′)
Prod. : Bossa Nova Films
Langue: VOST Anglais

 

Le tropicalisme fut la révolution musicale et culturelle du Brésil de la fin des années 60. Une période charnière pour ce pays alors en proie à une politique de repli, tandis que sa jeunesse ne rêvait qu’à une seule chose : exploser les frontières et explorer le monde. Ce documentaire nous replonge dans trois années d’effervescence, par le biais d’archives inédites et de témoignages des principaux protagonistes du mouvement (dont Caetano Veloso et Gilberto Gil).

Le tropicalisme (ou « tropicalia ») est le nom donné au mouvement de contre-culture brésilien, apparu en 1967, lors du 3ème Festival de musique populaire brésilienne de Saõ Paulo. Caetano Veloso y chanta « Alegria Alegria » et Gilberto Gil, « Dimanche au parc », deux chansons dont le ton et la liberté contaminèrent très rapidement la jeune scène locale, musiciens, cinéastes, plasticiens, écrivains. Opposés au discours politique de l’intelligentsia de gauche et à l’académisme officiel en vigueur, poètes et paroliers se voulaient les héritiers de la poésie concrète tout en se réclamant du primitivisme « anthropologique » d’Oswald de Andrade. Ils prônaient le fragmentaire, l’allégorique, le quotidien, le corps, l’érotisme, l’humour et la fête en revendiquant le droit à la marginalité.

1968 est l’année clé d’un mouvement qui ne durera pas : la « révolution musicale brésilienne » des tropicalistes connaît une rupture rapide, avec l’emprisonnement et l’exil temporaire de ses deux figures principales : Caetano Veloso et Gilberto Gil. Le tropicalisme apparaît donc comme complètement ancré dans son époque – la fin des années 60 et ses bouillonnements politiques et culturels – et aussi comme le terreau d’un bouleversement de la musique populaire brésilienne, qui contamina également le cinéma (Glauber Raucha en tête) et les autres arts. Fruit d’un important travail de recherche, ce beau documentaire de Marcelo Machado retrace l’histoire de ce mouvement. Caetano Veloso, Gilberto Gil, Tom Zé, entre autres, reviennent sur leurs expériences et leurs combats, en contrepoint d’un montage d’archives qui fait revivre avec intensité toute l’inventivité et la portée éminemment politique du tropicalisme.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

Le mercredi 19 décembre 2012 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

 

Projection de « Parallax Sounds » – Le 26 septembre 2012 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

Le cycle Musiquepointdoc

Proposé et programmé par Benoît Hické

 

 

PARALLAX SOUNDS

Réal. : Augusto Contento (2012, 94’, VOSTFR)
Prod. : Cineparallax

En présence de Giancarlo Grande, producteur

Parallax Sounds, réalisé par Augusto Contento (Strade d’Acqua, 2009) explore Chicago et plus précisément la connection très intime qui existe entre sa bouillonnante scène musicale et son architecture, ses paysages urbains à la fois vertigineux et marqués par la présence du lac Michigan.

En entrelaçant avec maestria des séquences d’interviews et de merveilleux plans de la ville, redécoupée – voire redéployée – pour l’occasion dans toute sa grâce, ce documentaire interroge l’intéraction nécessairement en jeu entre un artiste et son biotope, une relation qui innerve l’oeuvre de bon nombre des musiciens de la troisième plus grande métropole américaine : Steve Albini (guitariste de Shellac et célèbre producteur de PJ Harvey, Pixies, Nirvana, Electrelane), David Grubbs (Gastr del Sol), Damon Locks (The Eternals), Ian Williams (Don Caballero, Battles) ou le saxophoniste Ken Vandermark dévoilent parfois avec pudeur, toujours avec émotion, le lien si particulier qui les unit à Chicago, cité de l’industrie et de la modernité, de Frank Lloyd Wright et d’Al Capone, de la House Music et du hardcore, autant de facettes d’une même réalité. Une créativité non démentie aujourd’hui, qui fait le lien entre les énergies underground d’hier et le maelström esthétique de demain.

Ce documentaire tout à la fois musical, politique, musical et surtout nécessaire (projeté en avant-première française !) fait la part belle aux sensations et aux respirations, sans perdre de vue l’essentiel : la poésie du béton.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mercredi 26 septembre 2012 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif