Projection de “The Whole Gritty City” (1ère française) – Le 24 février 2016 – Gaîté lyrique (cycle Le tour du jour)

La Gaîté lyrique présente

dans le cadre du cycle Le tour du jour

proposé et programmé par Benoît Hické

THE WHOLE GRITTY CITY (1ère française)

Réal. : Richard Barber et Andre Lambertson (EU – 2013 – 89′ – VOSTF)

En présence de Raphaël Vion, distributeur du film (et directeur du cinéma La Clef, à Paris)

C’est en 2007, lors du tournage à la Nouvelle-Orléans d’un épisode de la série documentaire “48 hours”, que le monteur Richard Barber a l’idée de réaliser “The Whole Gritty City”. Diffusée aux Etats-Unis sur la chaîne CBS, “48 hours” est une série criminelle d’investigation qui s’est entre autre intéressée aux meurtres post-Katrina perpétrés dans la ville du jazz, dont celui de Dinerral Shavers, 25 ans, chef d’orchestre d’une fanfare d’un lycée local. Face au désarroi de la population et particulièrement des élèves de l’orchestre, Richard Barber décide de s’intéresser de plus près à ces fanfares pour adolescents qui travaillent toute l’année pour
préparer les fameux défilés du Mardi Gras.

Son film aux faux airs de “Treme” (la série) nous plonge dans l’intimité des fanfares de
la Nouvelle Orléans. On y suit, de 2007 à 2010, trois formations : O. Perry Walker High School, L.E. Rabouin High School et The Roots of Music, peu après l’ouragan Katrina. Les habitants font face à la violence, à la pauvreté, à la précarité, autant de conséquences directes de cette catastrophe. parcourant cette ville qui vit naître le jazz, Richard Barber s’intéresse à la vie des jeunes musiciens de rues et les efforts qu’ils déploient afin de
maintenir intacte leur envie de jouer, de progresser, avant le grand carnaval du Mardi Gras. On découvre Jaron “Bear” Williams, un jeune prodige qui ne se remet pas du meurtre de son grand frère. Ou Chris “Skully” Lee, batteur de 18 ans qui reprend les rênes de sa fanfare après le décès de son entraîneur. On suit aussi l’énergie que déploient les chefs de fanfare pour aider ces jeunes à se bâtir un meilleur futur et à produire le meilleur concert de leur jeune vie. Un film de résilience et de combat, brut et émouvant.  

INFORMATIONS PRATIQUES :

Le mercredi 24 février 2016 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

Projection de “Dyke Hard” – Le 5 juillet 2015 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente
dans le cadre du cycle Musiquepointdoc 

proposé et programmé par Benoît Hické

Et dans le cadre du festival Loud & Proud (2 au 5 juillet 2015)

 

DYKE HARD
Réal. : Bitte Andersson (2014 – Suède – 94’ – VOSTF)
Première internationale : Berlinale Panorama

Encore jamais montré à Paris, “Dyke Hard” est une ode lesbienne rock et cinglée aux années 80, à la trash culture et aux séries B. Un nanar politique et joyeux, nourri aux films de John Waters et au soap opera, qui mélange bikers, femmes en prison, riot grrrls, science-fiction, horreur et karaté et qui narre les aventures d’un groupe de rock gouine face à l’adversité.

« Dyke Hard » est le premier film de la réalisatrice suédoise Bitte Andersson, très inspiré par les comédies queer en diable de John Waters. Il nous fait suivre les violentes et cocasses aventures d’un groupe de rock lesbien en 1986, alors qu’il se rend à une « battle of the bands » à l’autre bout du pays. Le voyage – un vrai roman d’apprentissage trash ! – est émaillé de rencontres étranges avec des cyborgs, des fantômes, un boxeur thaï, des filles en roller, des ninjas, un gang de motards, ainsi qu’avec un mystérieux milliardaire, qui va tout faire pour empêcher le groupe d’arriver à temps pour la compétition. Ce film extravagant transpire à chaque plan d’un amour sincère pour les B-Movies, l’univers toc de la Troma, des codes que Bitte Anderson prend un malin plaisir à faire vaciller pour fonder une esthétique très libre et au final très politique. Derrière les paillettes et les blagues, derrière l’hommage à la comédie musicale des années 80, la SF ou le rock FM, se dissimule en effet une vision de la vie et du cinéma qui fait la nique aux certitudes de tous bords. N’oubliez pas de mettre votre ceinture !

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le dimanche 5 juillet 2015 à 17h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

Projection de “Don’t Think I’ve Forgotten – Cambodia’s Lost Rock’n’Roll” – Le 17 juin 2015 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

dans le cadre du cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

DON’T THINK I’VE FORGOTTEN – CAMBODIA’S LOST ROCK’N’ROLL

Réal : John Pirozzi (USA/KH/FR, 2014, 105’, VOSTF)

“Un documentaire (issu de la compétition du festival FAME 2015) qui commence comme un rêve pour “digger” et collectionneur de pépites musicales. Et qui se poursuit comme une fresque historique bouleversante et sanglante.

Dans les années 60 et 70, les musiciens cambodgiens sont à l’écoute des radios américaines qui émettent depuis le Viêtnam. Ils mêlent ces influences aux mélodies et aux rythmes de leur musique traditionnelle, pour donner naissance à une scène et à un son unique. Toute une jeunesse embrasse avec enthousiasme la culture occidentale, et danse au rythme de Sinn Sisamouth et Ros Sereysothea. La guerre, les retournements successifs du prince Sihanouk, puis l’arrivée au pouvoir des Khmers rouges en 1975 viendront balayer ce mouvement. Intellectuels, artistes et musiciens sont arrêtés et éliminés. Débute alors un des génocides les plus brutaux de l’histoire : 2 millions de personnes, soit un quart de la population cambodgienne, y laisseront leur vie.

Dans son précédent documentaire, Sleepwalking Through the Mekong, le réalisateur John Pirozzi accompagnait le groupe californien Dengue Fever, spécialisé dans les reprises de la musique cambodgienne des années 60/70, lors de leur premier voyage le long du Mekong. Il poursuit ici son exploration de cette culture méconnue, qui a bien failli disparaître sans laisser de traces.

À travers des archives somptueuses et des témoignages bouleversants, Don’t Think I Have Forgotten nous projette dans la violence de l’histoire, à travers la disparition et l’anéantissement de tout un pan de la culture cambodgienne, l’extinction pure et simple d’un genre musical et de ses protagonistes” (Olivier Forest)

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mercredi 17 juin 2015 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

Projection de “I Love Kuduro” – Le 13 mai 2015 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

dans le cadre du cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

I LOVE KUDURO

Réal. : Mario Patrocinio (Portugal – 2014 – 96′ – VOSTF)

Le Kuduro (littéralement “cul dur”) est un mouvement de culture urbaine né en Angola dans les dix dernières années de la Guerre Civile. Créé au sein des discothèques et rave parties du centre-ville de Luanda à travers une fusion de beats Techno/House et de rythmiques traditionnelles angolaises, le Kuduro a généreusement débordé du centre-ville vers les banlieues. Puis il s’est rapidement répandu à travers l’Angola, l’Afrique et autour du monde. Le Kuduro c’est à la fois une danse, de la musique et un style de vie, les paroles sont inspirées des choses du quotidien, et sa culture est présente un peu partout – que ce soit au coin d’une rue, dans une école, un taxi, ou même un stade de foot.

‘I love Kuduro » suit les stars les plus médiatisées de ce phénomène urbain qui influence aujourd’hui de nombreux jeunes africains, comme Bruno de Castro, Eduardo Paim,Sebém, Nagrelha, Hochi Fu, Namayer, Tchobari, Titica, Francis Boy et Cabo Snoop. Ils nous offrent ici un point de vue unique sur une nouvelle génération de talents angolais.

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mercredi 13 mai 2015 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

« Marcher puis disparaître » – Séance live – Le 22 avril 2015 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente
dans le cadre du cycle Musiquepointdoc
proposé et programmé par Benoît Hické

 

MARCHER PUIS DISPARAÎTRE
Un film de Romain Kronenberg – 2014 – 43’
réalisé en collaboration avec Benjamin Graindorge
VERSION LIVE (60’) avec Romain Kronenberg et Rémi Aurine-Belloc (guitares électriques)

Le film “Marcher puis disparaître” déroule la trajectoire d’un homme qui, arrivant du lointain, traverse le quotidien d’une petite ville turque dont il observe les usages et les lieux au lever du jour : un café, l’ancienne mosquée, les rues qui s’animent, une boulangerie, les jeux sur les tables des cafés. L’homme gagne les limites de la ville que dessine le ballet des camions puis reprend la route, s’enfonce dans les terres et s’éloigne peu à peu de la civilisation ; il traverse un
village abandonné puis, à la nuit tombée, franchit l’œcumène et découvre un immense lac salé où il s’abandonne lui-même au climat. À travers ce chemin, le marcheur crée le lien entre la ville et le lac et ouvre alors un dialogue entre des symboles opposés : collectif et individu, concret
et abstrait, réel et théorique, documentaire et fictionnel.

Un film produit par Clément Postec pour Too Many Cowboys avec le concours du Centre National des arts plastiques (Image/Mouvement), l’aide de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques et le soutien du Centre national de la cinématographie et de l’image animée (Nouveaux médias) pour marcherpuisdisparaitre.com. Distribution : pointligneplan et A bras le corps

Le site de Romain Kronenberg : http://kronenberg.fr/
Le site du projet Marcher puis disparaître : http://marcherpuisdisparaitre.com/

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mercredi 22 avril 2015 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

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CYCLE Constellation / Romain Kronenberg
Printemps 2015

“Marcher puis disparaître” :
→ 30 avril à 20h00 au MK2 Beaubourg, Paris : projection & rencontre
animée par la revue A bras le corps avec Romain Kronenberg et Benjamin
Graindorge
→ 29 avril au 19 juillet à la Villa Bernasconi, Genève :
installation dans le cadre de l’exposition Firewalk en compagnie
d’Emmanuelle Antille
→ 30 mai à la Filmoteca, Barcelone : projection dans le cadre du festival LOOP

“Été perpétuel” :
→ 23 & 24 avril de 18:00 à 21:30 et 25 AVRIL de 14h00 à 19h00 :
installation à la Fondation d’entreprise des Galeries Lafayette +
projection le 2 JUIN à 19h30
→ 2 et 3 mai à 18h30 au Centre Pompidou, Paris : performance dans le cadre du Nouveau Festival

Retrouvez les films de Romain Kronenberg sur MUBI France à partir du 22 avril et le programme complet sur : kronenberg.fr/constellation