Conférence de Marc Azéma : « La préhistoire du cinéma » – Le 28 septembre 2013 – Muséum national d’Histoire naturelle

Le Muséum national d’Histoire naturelle présente

 

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« La préhistoire du cinéma » (ou l’art paléolithique comme première forme de narration graphique)

Depuis les origines, l’homme « fait son cinéma », il « rêve »,  il « imagine ». Un jour, ses visions mentales prirent forme dans le monde réel. Ce fut d’abord la naissance de l’outil puis de l’image à proprement parler. Figée à l’origine sur le support (pierre, papier, toile…), l’image reprendra vie lentement, un long cheminement millénaire qui va permettre à l’homme d’élaborer d’ingénieux mécanismes de plus en plus perfectionnés et capables de projeter son « cinéma » intérieur… Marc Azéma propose un voyage au cœur de cette histoire étonnante, des images de la grotte Chauvet jusqu’aux premiers dessins animés, l’apparition du cinéma et les films de Méliès et tente de démontrer que les techniques « cinématographiques » ont toujours été présentes et que « l’archéologie du cinéma » est bien plus ancienne qu’on ne le croit. 

Conférence avec projections de films, par Marc Azéma, autour de son ouvrage La préhistoire du cinéma (éditions errance, 2011).

Marc Azéma est spécialiste de la représentation du mouvement dans l’art paléolithique et d’une approche éthologique de l’animation, chercheur associé à l’U.M.R. 5608, CNRS – Université de Toulouse Le Mirail-Culture – et au Centre Cartailhac pour la Recherche et l’Etude sur l’Art Préhistorique (CREAP). Il est membre depuis 2001 de l’équipe scientifique chargée d’étudier la grotte Chauvet.

 

Informations pratiques :

Samedi 28 septembre 2013 – 15h30

Auditorium de la Grande Galerie de l’Evolution 
36 rue Geoffroy St Hilaire – 75005 Paris 
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Projection de « East Punk Memories » – Le 22 mai 2013 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente
Dans le cadre du cycle Musiquepointdoc
Proposé et programmé par Benoît Hické
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EAST PUNK MEMORIES
Réal. : Lucile Chaufour (France, 2012, 79’)
 
En présence de Florence Tamagne, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Lille-III Charles-de-Gaulle (IRHIS) et chercheuse en histoire sociale du rock

Auditorium – 19h30

Tarifs : 5€ / 3€ (gratuit pour les adhérents)
 
A la fin des années 80, Lucile Chaufour filmait une bande de punks à Budapest. Par leurs tenues provocatrices et à travers leurs chansons, ils exprimaient leur colère contre le régime tout en subissant de plein fouet la répression et les intimidations policière. Ils attendaient tous avec espoir le changement du système. La réalisatrice se souvient de ce qu’elle a découvert en posant le pied sur le sol hongrois dans les années 1980, pour la première partie de son documentaire. Elle décrit un pays attardé et appauvri, conséquence de la politique de l’époque : “Il y avait beaucoup de tramways et de bus dans les rues, peu de voitures, aucune publicité. Les magasins d’état alignaient des boîtes de conserves aux étiquettes ternes, de la pâte de fromage entourée de plastique et de gros pains à la mie épaisse. Dans la rue, les vêtements des passants semblaient dater des années soixante-dix. Les boulevards avaient des noms de combattants ou de poètes communistes, des soldats russes défilaient sur la place Moskva et une étoile rouge surplombait le parlement”, se remémore-t-elle.
Après avoir rencontré douze punks et participé à des concerts clandestins avec eux dans le Budapest de la fin des années 1980, partageant ainsi une page de leur vie, la cinéaste est revenue sur les lieux de son enquête 20 ans plus tard pour retrouver ceux qui avaient témoigné à l’époque. Après la chute du communisme, le mouvement s’est alors divisé : “ils avaient tous désiré la chute de l’ancien système mais leurs attentes politiques se sont avérées très contradictoires”, explique-t-elle. C’est cette soudaine dissonance qui a suscité l’intérêt de Lucile Chaufour, qui cherche, à travers ces témoignages, à montrer les mutations profondes qu’a subi la société hongroise avec l’arrivée du capitalisme, ainsi que le mélange de nostalgie et de détestation dont témoignent les Hongrois à l’égard du communisme.

Entre le démantèlement des acquis du socialisme engagé par la gauche libérale et le repli nationaliste d’une droite qui se dit “sociale”, la démarcation traditionnelle entre la droite et la gauche a laissé place à une confusion idéologique à laquelle nous devons désormais aussi faire face.Un documentaire étonnant, générationnel, brut et politique (sélectionné notamment au festival Cinéma du réel 2012, et qui sortira prochainement en salles).

 

Projection de « Pulp : The Beat is The Law » – Le 24 avril 2013 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

le cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

PULP : THE BEAT IS THE LAW – FANFARE FOR THE COMMON PEOPLE (première française)
Réal. : Eve Woods (2011, 91′, VOSTA)

Festival de Glastonbury 1995. Les Stone Roses, têtes d’affiche, ont du annuler leur concert suite à un accident de VTT et Rod Stewart n’est pas disponible. Remplaçant de dernière minute, le groupe Pulp s’empare de la scène face à 80 000 personnes. Mené par un Jarvis Cocker déchaîné, il livre un concert considéré comme l’un des meilleurs de l’histoire du festival, dont le sommet fut le hit quasi générationnel « Common People ». Un moment épique qui précipita Pulp, loosers autoproclamés !,  aux avants-postes du courant Britpop – succès qui leur aurait semblé totalement impossible, 12 ans auparavant (alors qu’au bord de la séparation, ils publiaient des albums minimalistes et tordus, bien loin de la disco’pop « normale » et rutilante qui les fit connaître). 

Pulp : The Beat is the Law – Fanfare for the Common People revient en long format sur l’histoire de la scène musicale de Sheffield, du post-punk des années 80 (avec Cabaret Voltaire comme figure de proue) à l’explosion mondiale de la House Music et bien sûr de la Britpop (un courant largement monté de toutes pièces par les médias et dont peu de groupes ont réchappé, Pulp étant l’une des plus belles exceptions). 

Le film nous replonge dans l’histoire de Sheffield. En juxtaposant archives inédites et interviews au long cours (Jarvis Cocker, Russell Senior et Candida Doyle, de Pulp, Richard Hawley, Mark Brydon de Moloko, Rob Gordon, le co-fondateur du label Warp Records, et bien d’autres), Eve Woods évoque les impasses économiques et politiques de ces années-là, celles des années post-Thatcher, et dont le triomphe de Pulp à Glastonbury constitue le revers presque idéalisé. Une autre histoire du Nord industriel de l’Angleterre.

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mercredi 24/04/2013 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

Soirée spéciale « Les pionniers de la musique électronique britannique » – Le 20 février 2013 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

le cycle Musiquepointdoc

proposé et présenté par Benoît Hické

 

 

THE DELIAN MODE
Réal. : Kara Blake (Québec, 2008, 25’)

Ce film retrace la vie mouvementée de Delia Derbyshire. Pionnière de la musique électronique, elle créa notamment le thème désormais célèbre de la série Doctor Who dans le cadre des ateliers radiophoniques de la BBC. Plongeant dans l’univers créatif de Derbyshire, The Delian Mode transpose l’univers sonore unique de l’artiste, tout en rendant hommage à une femme dont l’influence est toujours aussi déterminante depuis quarante ans.

 

 

PRACTICAL ELECTRONICA
Réal. : Ian Helliwell (Royaume-Uni, 2012, 61′)

Portrait de Fred Judd, un ingénieur ayant contribué à l’histoire de la musique électronique britannique. Voici l’histoire d’un ingénieur officiant pour les radars de l’armée pendant la Seconde Guerre Mondiale et qui, dans les années 50 et 60, s’entoura – pour ses expérimentations – de machines monstrueuses, dont un prototype de synthétiseur conçu avec la collaboration de son épouse Freda. Un formidable docu-hommage sur ce précurseur, mélange brillant d’images d’archives, de collages et de séquences animées, par l’un des meilleurs cinéastes expérimentaux actuel (Etrange festival 2012).

 

Séance précédée par « L’âge des pionniers », une conférence de Jean-Yves Leloup :

Sous la forme d’une mini-conférence, illustrée en sons et en images, Jean-Yves Leloup évoquera le contexte de l’émergence des studios et laboratoires de musique électronique au cours des années 1950 et 1960, en Europe et aux Etats-Unis, et leur influence sur les générations de musiciens qui les ont suivi.

Jean-Yves Leloup : Artiste sonore et DJ au sein du duo Radiomentale, journaliste et critique, il est l’auteur de trois ouvrages, Global Techno (1999), Digital Magma (2007) et La musique électronique (2012), ouvrage gratuit et en ligne, publié par le site Olats.org.
Son blog

INFORMATIONS PRATIQUES :

Le mercredi 20 février 2013 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif

Projection de « Tropicalia » – Le 19 décembre 2012 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

le cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

TROPICÁLIA

Réal. : Marcelo Machado (Brésil, 2012, 87′)
Prod. : Bossa Nova Films
Langue: VOST Anglais

 

Le tropicalisme fut la révolution musicale et culturelle du Brésil de la fin des années 60. Une période charnière pour ce pays alors en proie à une politique de repli, tandis que sa jeunesse ne rêvait qu’à une seule chose : exploser les frontières et explorer le monde. Ce documentaire nous replonge dans trois années d’effervescence, par le biais d’archives inédites et de témoignages des principaux protagonistes du mouvement (dont Caetano Veloso et Gilberto Gil).

Le tropicalisme (ou « tropicalia ») est le nom donné au mouvement de contre-culture brésilien, apparu en 1967, lors du 3ème Festival de musique populaire brésilienne de Saõ Paulo. Caetano Veloso y chanta « Alegria Alegria » et Gilberto Gil, « Dimanche au parc », deux chansons dont le ton et la liberté contaminèrent très rapidement la jeune scène locale, musiciens, cinéastes, plasticiens, écrivains. Opposés au discours politique de l’intelligentsia de gauche et à l’académisme officiel en vigueur, poètes et paroliers se voulaient les héritiers de la poésie concrète tout en se réclamant du primitivisme « anthropologique » d’Oswald de Andrade. Ils prônaient le fragmentaire, l’allégorique, le quotidien, le corps, l’érotisme, l’humour et la fête en revendiquant le droit à la marginalité.

1968 est l’année clé d’un mouvement qui ne durera pas : la « révolution musicale brésilienne » des tropicalistes connaît une rupture rapide, avec l’emprisonnement et l’exil temporaire de ses deux figures principales : Caetano Veloso et Gilberto Gil. Le tropicalisme apparaît donc comme complètement ancré dans son époque – la fin des années 60 et ses bouillonnements politiques et culturels – et aussi comme le terreau d’un bouleversement de la musique populaire brésilienne, qui contamina également le cinéma (Glauber Raucha en tête) et les autres arts. Fruit d’un important travail de recherche, ce beau documentaire de Marcelo Machado retrace l’histoire de ce mouvement. Caetano Veloso, Gilberto Gil, Tom Zé, entre autres, reviennent sur leurs expériences et leurs combats, en contrepoint d’un montage d’archives qui fait revivre avec intensité toute l’inventivité et la portée éminemment politique du tropicalisme.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

Le mercredi 19 décembre 2012 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif