Projection exceptionnelle de « Angar » – Le 12/12/2018 à la Gaîté Lyrique (cycle Le tour du jour)

Projection exceptionnelle de « Angar » – Le 12/12/2018 à la Gaîté Lyrique (cycle Le tour du jour)

La Gaîté Lyrique présente

Le cycle Le tour du jour – Nouveaux territoires du cinéma

Proposé par Benoît Hické

 

ANGKAR

Réal : Neary Adeline Hay

France – 2018 – 70 min – VOSTF

La projection sera suivie d’une conversation avec la réalisatrice et Ysé Sorel, journaliste et cinéaste.

Khonsaly retrouve ses anciens bourreaux Khmers Rouges, dans l’intimité obscure du village dans lequel ils ont cohabité quatre années durant. Entre passé et présent, les identités se dévoilent, les spectres oubliés ressurgissent et l’histoire, face à l’autre, se racontent enfin. « Par de longs travellings, la réalisatrice nous fait suivre le chemin de son père. Elle suit ses pas dans les méandres de ses souvenirs, à travers un pays qu’il a fui voici plus de 30 ans. Avec une grande maitrise formelle mais également dans la narration, Neary Adeline Hay nous propose une plongée dans un passé encore présent, dans l’horreur du génocide cambodgien mais elle nous livre surtout un chemin de résilience. Son père continue à avancer, faisant preuve d’une obstination et d’une force, y compris dans la confrontation avec ses bourreaux. À la culpabilité du survivant se substitue peu à peu la nécessité de transmettre cette histoire, et d’abord à sa fille. (Tënk)

Née au Cambodge en 1981, Neary Adeline Hay trouve asile en France avec sa famille et grandit en banlieue parisienne. Elle se passionne très tôt pour la vidéo et s’achète son premier caméscope à seize ans. Elle filme alors la vie quotidienne, les êtres qui l’entourent, n’ayant de cesse de vouloir capter « l’instant éphémère » et le souvenir que fige l’image vidéo. Après des études en arts plastiques puis à l’École Normale Supérieure des Arts Appliqués de Paris, elle réalise des films expérimentaux qui interrogent le silence et l’absence, comme fantasmes et annihilateurs du lien à l’autre. Elle parcourt ensuite le monde durant dix ans, caméra au poing. Fruit d’une longue réflexion sur la mémoire du Cambodge, ANGKAR est son premier long métrage.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Mercredi 12 décembre 2018 à 19h15

Auditorium de la Gaîté Lyrique

3 bis rue Papin – 75003 Paris

Tarifs : de 4 à 6 €

Projection de “Don’t Think I’ve Forgotten – Cambodia’s Lost Rock’n’Roll” – Le 17 juin 2015 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente

dans le cadre du cycle Musiquepointdoc

proposé et programmé par Benoît Hické

 

DON’T THINK I’VE FORGOTTEN – CAMBODIA’S LOST ROCK’N’ROLL

Réal : John Pirozzi (USA/KH/FR, 2014, 105’, VOSTF)

“Un documentaire (issu de la compétition du festival FAME 2015) qui commence comme un rêve pour “digger” et collectionneur de pépites musicales. Et qui se poursuit comme une fresque historique bouleversante et sanglante.

Dans les années 60 et 70, les musiciens cambodgiens sont à l’écoute des radios américaines qui émettent depuis le Viêtnam. Ils mêlent ces influences aux mélodies et aux rythmes de leur musique traditionnelle, pour donner naissance à une scène et à un son unique. Toute une jeunesse embrasse avec enthousiasme la culture occidentale, et danse au rythme de Sinn Sisamouth et Ros Sereysothea. La guerre, les retournements successifs du prince Sihanouk, puis l’arrivée au pouvoir des Khmers rouges en 1975 viendront balayer ce mouvement. Intellectuels, artistes et musiciens sont arrêtés et éliminés. Débute alors un des génocides les plus brutaux de l’histoire : 2 millions de personnes, soit un quart de la population cambodgienne, y laisseront leur vie.

Dans son précédent documentaire, Sleepwalking Through the Mekong, le réalisateur John Pirozzi accompagnait le groupe californien Dengue Fever, spécialisé dans les reprises de la musique cambodgienne des années 60/70, lors de leur premier voyage le long du Mekong. Il poursuit ici son exploration de cette culture méconnue, qui a bien failli disparaître sans laisser de traces.

À travers des archives somptueuses et des témoignages bouleversants, Don’t Think I Have Forgotten nous projette dans la violence de l’histoire, à travers la disparition et l’anéantissement de tout un pan de la culture cambodgienne, l’extinction pure et simple d’un genre musical et de ses protagonistes” (Olivier Forest)

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mercredi 17 juin 2015 à 19h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif