Projection de “Titas Ekti Nadir Naam” – Le 26 octobre 2016 – Musée de la Chasse et de la Nature

Le Musée de la Chasse et de la Nature présente
dans le cadre du cycle de projections
proposé et programmé par Charlene Dinhut et Benoît Hické

 

TITAS EKTI NADIR NAAM (UNE RIVIÈRE NOMMÉE TITASH)

Réal. : Ritwik Ghatak (Inde / Bengladesh – 1973 – 158′ – VOSTF)

Ritwik Ghatak (1925-1976) est l’un des grands artistes de l’histoire du cinéma indien. Son oeuvre soumet le mélodrame, la chronique sociale ou la fresque historique à un traitement singulier, traversé par des éclats de poésie situés quelque part entre Douglas Sirk, Serguëi Eisenstein et Satyajit Ray. Ce film-fleuve est l’adaptation du récit de l’écrivain bengali Adwaita Mallabarman : dans les années 1930, sur les bords de la rivière Titash, source de vie, une communauté de pêcheurs se meurt car le cours d’eau se tarit. Certains résistent face aux Babus, venus transformer les terres en rizières.
Parmi eux, Kishore, un jeune pêcheur, devient fou, à la suite de l’enlèvement de sa femme par des pirates au lendemain de leur mariage. Celle-ci réussit à s’évader : une communauté de pêcheurs d’un village situé sur les rives de la rivière la recueille et l’adopte. Derrière ce récit aux airs d’épopée – et très musical – que l’on peut envisager aussi comme un documentaire sur les traditions d’une communauté de pêcheurs, Ritwik Ghatak nous plonge dans le quotidien des classes pauvres. Son film a le rythme du flux et du reflux de la rivière et il enchante autant qu’il émeut.

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mercredi 26 octobre 2016 – 19h30
Auditorium du Musée de la Chasse et de la Nature
62 rue des Archives – 75003 Paris
Tarif unique de 6 euros

Le billet permet de visiter le musée gratuitement pendant un mois à compter de sa date d’émission.
Réservation conseillée auprès de Françoise Fesneau : 01 53 01 92 40 / conf-expo@chassenature.org
Règlement sur place le jour de la séance

Le site du Musée : http://www.chassenature.org

 

Projection de “F for Fake” – Le 27 avril 2016 – Musée de la Chasse et de la Nature

Le Musée de la Chasse et de la Nature présente
dans le cadre du cycle de projections
proposé et programmé par Charlene Dinhut et Benoît Hické

 

F FOR FAKE

Réal. : Orson Welles (Etats-Unis – 1975 – 88′ – VOSTFR)
En écho à la saison thématique Safaris

« Ce que vous allez découvrir pendant la prochaine heure est entièrement vrai, et fondé sur des évidences solides ». C’est ainsi qu’Orson Welles débute le jubilatoire “F for Fake”, promettant déjà des merveilles de mensonges et de jeux. Avec ce film, il renoue avec la question qui hanta toute sa carrière : celle de l’ambiguïté entre réalité et illusion, entre art et mensonge.
À partir d’enquêtes sur le célèbre peintre et faussaire Elmyr de Hory et sur son non moins retors biographe Clifford Irving, Orson Welles nous embarque dans un voyage vertigineux qui expose et révèle les charlatans de tous ordres – dont le cinéaste lui-même – et la pure magie qui en découle. Trop documenté pour être une fiction, trop menteur pour être un documentaire, “F for Fake” joue la partition de la meilleure des farces, celle de la duplicité du cinéma.

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le mercredi 27 avril 2016 – 19h30
Auditorium du Musée de la Chasse et de la Nature
62 rue des Archives – 75003 Paris
Tarif unique de 6 euros

Le billet permet de visiter le musée gratuitement pendant un mois à compter de sa date d’émission.
Réservation conseillée auprès de Françoise Fesneau : 01 53 01 92 40 / conf-expo@chassenature.org
Règlement sur place le jour de la séance

Projection de “Stromboli, terra di Dio” – Le 27 février 2016 – Muséum national d’Histoire naturelle

Le Muséum National d’Histoire Naturelle présente

dans le cadre du cycle “Sous le volcan”

 

STROMBOLI, TERRA DI DIO
Réal. : Roberto Rosselini (Italie – 1950 – 107′ – VOSTF)

La vie de Karen, jeune réfugiée Lituanienne, sur l’île volcanique de Stromboli, confrontée à un environnement hostile. Stromboli (titre original : Stromboli, terra di Dio) est considéré comme un classique du néo-réalisme italien. L’omniprésence du volcan, l’âpreté de l’environnement géographique et social, et les différences sociales des personnages du couple en sont les éléments principaux. C’est aussi l’occasion de peindre une microsociété, en marge du monde, dont l’existence est conditionnée par les rythmes des pêches et l’activité du volcan. L’insularité du cadre augmente le caractère oppressant de la situation et le sentiment qu’il n’y a pas d’issue.

INFORMATIONS PRATIQUES :
Samedi 27 février 2016 – 16h

Auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution

Entrée par le 36 rue Geoffray St Hilaire – 75005 Paris
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles (120 places)

Projection de “Dyke Hard” – Le 5 juillet 2015 – Gaîté lyrique (cycle Musiquepointdoc)

La Gaîté lyrique présente
dans le cadre du cycle Musiquepointdoc 

proposé et programmé par Benoît Hické

Et dans le cadre du festival Loud & Proud (2 au 5 juillet 2015)

 

DYKE HARD
Réal. : Bitte Andersson (2014 – Suède – 94’ – VOSTF)
Première internationale : Berlinale Panorama

Encore jamais montré à Paris, “Dyke Hard” est une ode lesbienne rock et cinglée aux années 80, à la trash culture et aux séries B. Un nanar politique et joyeux, nourri aux films de John Waters et au soap opera, qui mélange bikers, femmes en prison, riot grrrls, science-fiction, horreur et karaté et qui narre les aventures d’un groupe de rock gouine face à l’adversité.

« Dyke Hard » est le premier film de la réalisatrice suédoise Bitte Andersson, très inspiré par les comédies queer en diable de John Waters. Il nous fait suivre les violentes et cocasses aventures d’un groupe de rock lesbien en 1986, alors qu’il se rend à une « battle of the bands » à l’autre bout du pays. Le voyage – un vrai roman d’apprentissage trash ! – est émaillé de rencontres étranges avec des cyborgs, des fantômes, un boxeur thaï, des filles en roller, des ninjas, un gang de motards, ainsi qu’avec un mystérieux milliardaire, qui va tout faire pour empêcher le groupe d’arriver à temps pour la compétition. Ce film extravagant transpire à chaque plan d’un amour sincère pour les B-Movies, l’univers toc de la Troma, des codes que Bitte Anderson prend un malin plaisir à faire vaciller pour fonder une esthétique très libre et au final très politique. Derrière les paillettes et les blagues, derrière l’hommage à la comédie musicale des années 80, la SF ou le rock FM, se dissimule en effet une vision de la vie et du cinéma qui fait la nique aux certitudes de tous bords. N’oubliez pas de mettre votre ceinture !

INFORMATIONS PRATIQUES :
Le dimanche 5 juillet 2015 à 17h30
La Gaîté lyrique – Auditorium
3 bis rue Papin 75003 Paris
Tarifs : gratuit pour les adhérents / 3 euros tarif réduit / 5 euros plein tarif